Empathie, assertivité, congruence…de quoi parle-t-on ?

Beaucoup de mots apparaissent au fil du temps, des considérations, des sujets de sociétés, parfois des effets de mode.

Empathie, bienveillance ... Ces concepts relatifs aux rapports humains sont aujourd’hui récurrents et référents dans les terminologies de développement personnel, managériales…

Néologismes ou bien (re)mis au goût du jour, ces mots viennent enfin offrir une définition précise à des concepts jusqu’alors flous.

Bienvenue assertivité et congruence !

En préambule : l’empathie.

« Trait de personnalité caractérisé par la capacité de ressentir une émotion appropriée en réponse à celle exprimée par autrui, d’effectuer une distinction entre soi et autrui (c’est-à-dire être conscient de la source de l’émotion et pouvoir décoder l’émotion d’autrui) et de réguler ses propres réponses émotionnelles. »

Pour simplifier le concept, l’empathie est la capacité de « se mettre à la place de… ».

Petite précision :
Empathie n’est pas sympathie, qui a caractère plus « affectif ».
Empathie n’est pas compassion, qui vise à soulager le ressenti de l’autre.
Pour élargir la définition, je vous propose de lire l’article de Jacques Lecomte.

L’assertivité

L’assertivité a pour principe générique la confiance en soi.

Le principe d’assertivité peut être défini comme la capacité d’exprimer ses sentiments et d’affirmer ses droits, tout en respectant les sentiments et les droits des autres.
Il s’agit d’exprimer nos valeurs intrinsèques, dans un contexte donné, afin d’être juste à soi autant que juste à l’autre.

La démarche globale consisterait à :

Ni hérisson, ni paillasson.
  • appréhender l’environnement pour identifier les liens d’intersubjectivité, d’interdépendance, les interactions possibles : contexte et interlocuteurs
  • établir un « diagnostic » des valeurs intrapersonnelles (celles qui nous appartiennent) et interpersonnelles en présence,
  • ajuster l’expression de nos sentiments et l’affirmation de nos droits, tout en respectant les sentiments et les droits des autres.
« Ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord avec toi que je suis contre toi. »

L’assertivité n’est pas l’agressivité !
L’agressivité visera le conflit ou la domination quand l’assertivité encouragera l’échange.
La passivité est le pendant opposé : la fuite de toute expression de soi pour éviter les échanges conflictuels.

L’assertivité s’inscrit donc dans une dynamique d’équilibre cognitif et émotionnel : comprendre pour étalonner nos réponses (verbales, posturales…).

La congruence

La congruence consiste à aligner ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais.

C’est tout à la fois une lecture endogène (ce que je suis), génératrice de la perception exogène (par l’autre).
La congruence est un ingrédient clé de la confiance que l’on inspire aux autres :
« La personne que j’ai en face de moi est-elle cohérente ?… Ou pas ? »

A l’origine, la notion de congruence apparaît dans les travaux du psychologue humaniste Carl Rogers (1902-1987), lors du développement des principes de l’ACP (Approche Centrée sur la Personne).
C’est une approche assurément phénoménologique*, où la considération de la perception instantanée est constitutive de la démarche : accueillir ce que je suis à l’instant T.

Comme le signale Christophe Peiffer dans son article: il va s’en dire que cette considération est un vœux pieux. Que notre nature d’être humain peut nous rendre fluctuant dans la démarche. Que ce qui est blanc aujourd’hui sera peut-être noir demain. Pour autant, le principe de congruence s’inscrit dans une démarche personnelle de cohérence et de sincérité. Et que l’intention est fondatrice de l’évolution : être au plus juste avec nous-mêmes s’apprend, s’encourage et se perfectionne.

Le point de départ à cette dynamique reste attaché à LA question existentielle :
– « Qui suis-je ?« 

La sophrologie accompagne ce cheminement personnel, où chacun saura trouver ses repères, ses limites, définir ses valeurs. C’est en intégrant tout ceci que l’individu saura se mettre dans une dynamique où les rapports humains sont autant définis par le rapport à Soi que dans le rapport à l’Autre.


Définitions

Phénoménologie : Observation et description des phénomènes et de leurs modes d’apparition, considéré indépendamment de tout jugement de valeur. 


Pour aller plus loin


Sources et liens

https://www.leblogdesrapportshumains.fr

https://eu.themyersbriggs.com/fr-BE/Knowledge-centre/Blog/2017/October/Congruence-et-assertivite_des-cles-pour-developper-votre-Leadership

https://www.eveprogramme.com/11035/cest-quoi-lassertivite/

http://unpasplusloin.fr/assertivite-corporelle/

https://www.cairn.info/revue-approche-centree-sur-la-personne-2013-1-page-28.htm#

Revue francophone : ACP Pratique et Recherches
http://www.acp-pr.org/caracteristiques.html

http://www.fractale-formation.net/dmdocuments/Krishnamurti-et-Carl-Rogers.pdf

https://www.leblogdesrapportshumains.fr/la-congruence/

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